Londres reste une destination de choix pour de nombreux Français : finance, technologie, mode, hôtellerie, recherche. Malgré les changements liés au Brexit, la capitale britannique attire chaque année des jeunes diplômés et des professionnels expérimentés en quête d'une expérience internationale. Mais avant de décrocher un entretien, il faut convaincre sur le papier. Et un CV français simplement traduit en anglais a peu de chances de retenir l'attention d'un recruteur britannique.
Voici comment préparer votre CV et vos diplômes pour le marché du travail londonien.
Le CV britannique, un format différent
Au Royaume-Uni, le CV ne comporte généralement ni photo, ni date de naissance, ni situation familiale. Ces informations sont même déconseillées pour éviter toute discrimination. Le document commence souvent par un court profil personnel qui résume vos compétences et vos objectifs. Les expériences sont présentées avec des réalisations concrètes et chiffrées plutôt qu'une simple liste de tâches.
Un CV français traduit mot à mot garde souvent une structure et un ton qui ne correspondent pas aux attentes britanniques.
Traduire, mais surtout adapter
Les intitulés de poste, les noms d'écoles, les diplômes et les compétences doivent être formulés de façon compréhensible pour un recruteur anglais. Un BTS, un DUT ou un master spécialisé ne parlent pas d'eux mêmes. Il faut parfois ajouter une courte explication ou une équivalence approximative. Une traduction français anglais réalisée par un professionnel natif garantit un texte naturel, sans tournures calquées sur le français, avec le vocabulaire attendu dans votre secteur.
Anglais britannique, pas américain
Pour postuler à Londres, utilisez l'anglais britannique : organisation plutôt qu'organization, programme plutôt que program, et CV plutôt que résumé. Ces détails semblent mineurs, mais ils montrent que vous connaissez votre public et que vous avez préparé votre candidature avec soin.
La lettre de motivation
La lettre de motivation britannique, ou cover letter, est généralement courte et directe. Elle explique pourquoi vous postulez à ce poste précis et ce que vous apportez à l'entreprise. Les longues formules de politesse à la française sont à éviter. Mieux vaut l'écrire directement en anglais et la faire relire par un natif, plutôt que de traduire une lettre pensée en français.
Les diplômes et leur reconnaissance
Certains employeurs, surtout dans les professions réglementées ou le secteur public, demandent des copies de diplômes et parfois une attestation de comparabilité. L'organisme britannique UK ENIC délivre des déclarations qui situent un diplôme étranger dans le système britannique. Ces démarches nécessitent souvent des traductions officielles de vos diplômes et relevés de notes.
Pour savoir comment présenter ces documents et quand une version certifiée est nécessaire, consultez notre article sur la traduction assermentée diplôme et relevés de notes.
Les professions réglementées
Infirmiers, médecins, enseignants, avocats, architectes : ces métiers exigent une inscription auprès d'un organisme professionnel britannique avant de pouvoir exercer. Les dossiers sont exigeants et demandent de nombreux documents traduits, parfois accompagnés de preuves de niveau d'anglais. Il est recommandé de lancer ces démarches plusieurs mois avant la date de départ souhaitée.
Le profil en ligne
Les recruteurs londoniens consultent presque toujours votre profil professionnel en ligne. Assurez vous qu'il existe en anglais, qu'il correspond à votre CV et qu'il met en avant vos compétences clés. Un profil uniquement en français peut faire douter de votre capacité à travailler en anglais.
Les erreurs fréquentes
- Traduire littéralement les intitulés de diplômes français
- Laisser une photo et des informations personnelles inutiles
- Mélanger anglais britannique et américain
- Envoyer une lettre de motivation trop longue et trop formelle
- Oublier de faire relire le CV par un natif
Les démarches administratives après l'embauche
Une fois le poste obtenu, d'autres démarches attendent le nouvel arrivant. Selon votre situation, il faudra peut être obtenir un visa de travail, ouvrir un compte bancaire, demander un numéro d'assurance nationale et trouver un logement. Les propriétaires et agences londoniennes demandent souvent des références, des justificatifs de revenus et parfois des relevés bancaires. Si ces documents sont en français, une traduction peut accélérer considérablement le processus. Pour les familles, l'inscription des enfants à l'école peut nécessiter des certificats de scolarité et des bulletins traduits. Anticiper ces besoins avant le départ évite bien des allers retours une fois sur place.
Les références professionnelles
Au Royaume-Uni, les employeurs contactent fréquemment les anciens responsables du candidat. Préparez une liste de références avec leurs coordonnées, et prévenez les personnes concernées qu'elles pourront être contactées en anglais. Si vos anciens employeurs ne parlent pas anglais, une lettre de recommandation traduite peut compléter utilement votre dossier et rassurer le recruteur sur votre parcours.
Le niveau d'anglais
Enfin, n'oubliez pas que votre niveau d'anglais sera évalué dès le premier échange. Un test reconnu peut rassurer les employeurs pour certains postes.
Mettre toutes les chances de son côté
Le marché londonien est compétitif. Un CV bien adapté et des diplômes clairement présentés font souvent la différence entre une candidature ignorée et une invitation à un entretien. Prendre le temps de bien préparer ces documents, c'est investir dans votre projet professionnel au Royaume-Uni.
